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Comment notre cerveau fait-il pour apprendre ?
Thématique 2009
Docteur Abdelhamid BENNAZZOUZ
Directeur de recherche à l’unité CNRS UMR 5227 à Bordeaux.
Il a bénéficié en 2006 d’un financement de la FRC pour des travaux portant sur le noyau sous-thalamique pour comprendre son rôle dans certaines maladies neurologiques notamment dans la maladie de Parkinson.
Il a bénéficié en 2006 d’un financement de la FRC pour des travaux portant sur le noyau sous-thalamique pour comprendre son rôle dans certaines maladies neurologiques notamment dans la maladie de Parkinson.
Docteur Catherine CHIRON.
Elle dirige l’unité Inserm U663 – Université Paris Descartes, qui étudie sur le plan clinique, les épilepsies de l’enfant et la plasticité cérébrale.
Cette unité a été créée juste après le projet financé par la FRC et qui vient de se terminer.
A l’ époque du projet, il n’y avait pas encore d’unité Inserm, donc la seule source de financement
était d’ordre privé. L’unité comprend aujourd’hui 25 personnes : des chercheurs statutaires, des enseignants-chercheurs ou médecins-chercheurs parmi lesquels Lucie Hertz-Pannier et des étudiants dont Sylvie Martins, étudiante en thèse co-dirigée par Francis Eustache, directeur unité Inserm à Caen et Isabelle Jambaqué, professeur de neuropsychologie à l’université Paris Descartes.
Cette unité a été créée juste après le projet financé par la FRC et qui vient de se terminer.
A l’ époque du projet, il n’y avait pas encore d’unité Inserm, donc la seule source de financement
était d’ordre privé. L’unité comprend aujourd’hui 25 personnes : des chercheurs statutaires, des enseignants-chercheurs ou médecins-chercheurs parmi lesquels Lucie Hertz-Pannier et des étudiants dont Sylvie Martins, étudiante en thèse co-dirigée par Francis Eustache, directeur unité Inserm à Caen et Isabelle Jambaqué, professeur de neuropsychologie à l’université Paris Descartes.
Denis LE BIHAN.
Fondateur de l’IRM de « diffusion moléculaire »(1), membre de l’Institut (académie des sciences) et directeur-fondateur de la toute récente plateforme technologique NeuroSpin de Saclay
La compréhension du fonctionnement de notre cerveau a bien sûr un vaste potentiel pour notre santé afin de traiter, rééduquer ou réinsérer les patients atteints de maladies du système nerveux (maladies neurologiques, neurodégénératives, psychiatriques,… sans oublier les troubles du développement chez l’enfant ou encore le vieillissement cérébral, la rééducation), mais aussi pour améliorer nos performances cognitives : éducation, communications, art, comportements culturels et sociaux.
La compréhension du fonctionnement de notre cerveau a bien sûr un vaste potentiel pour notre santé afin de traiter, rééduquer ou réinsérer les patients atteints de maladies du système nerveux (maladies neurologiques, neurodégénératives, psychiatriques,… sans oublier les troubles du développement chez l’enfant ou encore le vieillissement cérébral, la rééducation), mais aussi pour améliorer nos performances cognitives : éducation, communications, art, comportements culturels et sociaux.
Etienne HIRSCH.
Président du Conseil scientifique de la FRC, Président de la Société des neurosciences.
Investir dans la recherche sur le cerveau, c’est garantir un retour sur investissement dont bénéficiera l’ensemble de la collectivité.
Alors que les donateurs sont sollicités de toute part, pourquoi la FRC propose-t-elle d’investir dans l’ordinateur le plus précieux du monde qu’est le cerveau ? La réponse est très simple : sans le cerveau, nous ne pourrions
rien faire puisqu’il est impliqué dans toutes les formes de pensée, d’interaction avec l’environnement, d’apprentissage et même dans le plaisir… Il est donc capital pour notre bien-être de comprendre comment notre cerveau se développe, comment il nous aide à apprendre, communiquer car sans cette connaissance fondamentale, nous ne serons pas en mesure de trouver des traitements pour les maladies du cerveau.
Investir dans la recherche sur le cerveau, c’est garantir un retour sur investissement dont bénéficiera l’ensemble de la collectivité.
Alors que les donateurs sont sollicités de toute part, pourquoi la FRC propose-t-elle d’investir dans l’ordinateur le plus précieux du monde qu’est le cerveau ? La réponse est très simple : sans le cerveau, nous ne pourrions
rien faire puisqu’il est impliqué dans toutes les formes de pensée, d’interaction avec l’environnement, d’apprentissage et même dans le plaisir… Il est donc capital pour notre bien-être de comprendre comment notre cerveau se développe, comment il nous aide à apprendre, communiquer car sans cette connaissance fondamentale, nous ne serons pas en mesure de trouver des traitements pour les maladies du cerveau.
Francis EUSTACHE
Neuropsychologue de formation et directeur de l’Unité 923 de l’Inserm: «Neuropsychologie cognitive et neuro-anatomie fonctionnelle de la mémoire humaine ».
Localisée à Caen, cette Unité mixte (Inserm, École pratique des hautes études et Université de Caen/Basse-Normandie) se consacre à l’étude des fondements cérébraux de la mémoire humaine et de ses troubles. Bien que portant en premier lieu sur l’étude des maladies neurodégénératives du cortex cérébral (comme la maladie d’Alzheimer), les recherches s’intéressent également à d’autres pathologies, tout en contribuant à l’évolution théorique des modèles de la mémoire et en proposant des méthodologies d’étude novatrices. L’Unité se partage géographiquement entre le CHU de Caen et la plateforme d’imagerie Cyceron, dont elle est une équipe constituante. Elle est fondamentalement pluridisciplinaire et regroupe une soixantaine de personnes : chercheurs, enseignants-chercheurs, médecins, ingénieurs, techniciens, doctorants et post-doctorants en neurosciences, psychologie et médecine. Le thème central de l’Unité est l’étude des bases cérébrales de la mémoire humaine et de ses troubles.
Localisée à Caen, cette Unité mixte (Inserm, École pratique des hautes études et Université de Caen/Basse-Normandie) se consacre à l’étude des fondements cérébraux de la mémoire humaine et de ses troubles. Bien que portant en premier lieu sur l’étude des maladies neurodégénératives du cortex cérébral (comme la maladie d’Alzheimer), les recherches s’intéressent également à d’autres pathologies, tout en contribuant à l’évolution théorique des modèles de la mémoire et en proposant des méthodologies d’étude novatrices. L’Unité se partage géographiquement entre le CHU de Caen et la plateforme d’imagerie Cyceron, dont elle est une équipe constituante. Elle est fondamentalement pluridisciplinaire et regroupe une soixantaine de personnes : chercheurs, enseignants-chercheurs, médecins, ingénieurs, techniciens, doctorants et post-doctorants en neurosciences, psychologie et médecine. Le thème central de l’Unité est l’étude des bases cérébrales de la mémoire humaine et de ses troubles.
Hervé PLATEL
Professeur de Neuropsychologie et membre du laboratoire Inserm U923 : «Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine », au CHU Côte de Nacre, Université de Caen.
Il réalise en France les premiers travaux de neuro-imagerie fonctionnelle de la perception et de la mémoire musicale. Ces travaux fondamentaux sont associés à des études cliniques sur les capacités musicales préservées de patients présentant des atteintes cérébrales.
Il réalise en France les premiers travaux de neuro-imagerie fonctionnelle de la perception et de la mémoire musicale. Ces travaux fondamentaux sont associés à des études cliniques sur les capacités musicales préservées de patients présentant des atteintes cérébrales.
Jean-François DEMONET
Neurologue, Directeur de Recherche à l'INSERM U455 Toulouse.
Le langage peut être vu à la fois comme une activité innée de l’espèce humaine et comme l’adaptation du cerveau à la culture transmise à chaque individu, par toute société humaine grâce à des apprentissages, les uns implicites et les autres explicites.
Le langage peut être vu à la fois comme une activité innée de l’espèce humaine et comme l’adaptation du cerveau à la culture transmise à chaque individu, par toute société humaine grâce à des apprentissages, les uns implicites et les autres explicites.
Stanislas DEHAENE
Il dirige l’unité INSERM-CEA de Neuro-imagerie Cognitive, au service hospitalier Frédéric Joliot, à Orsay. Il est, par ailleurs, membre de l’Académie des Sciences et Professeur au Collège de France.
Qu’est ce qu’un nombre pour le cerveau? Comment la représentation cérébrale des nombres se développe-t-elle chez l’enfant? Et pourquoi certains enfants souffrent-ils de dyscalculie, un déficit
sévère de l’apprentissage de l’arithmétique? Ces questions commencent à recevoir un début de
réponse avec la découverte récente de la présence d’un sens élémentaire des nombres présent chez
de nombreuses espèces animales et qui se met en place très tôt au cours du développement humain.
Qu’est ce qu’un nombre pour le cerveau? Comment la représentation cérébrale des nombres se développe-t-elle chez l’enfant? Et pourquoi certains enfants souffrent-ils de dyscalculie, un déficit
sévère de l’apprentissage de l’arithmétique? Ces questions commencent à recevoir un début de
réponse avec la découverte récente de la présence d’un sens élémentaire des nombres présent chez
de nombreuses espèces animales et qui se met en place très tôt au cours du développement humain.
Séverine SAMSON
Professeur de Psychologie Cognitive, Institut Universitaire de France, Université de Lille et Neuropsychologue, hôpital de la Salpêtrière, Paris.
La neuropsychologie de l’épilepsie a été initiée par les travaux de Brenda Milner à l’Institut Neurologique de Montréal. Ses découvertes fondamentales dans le domaine de la mémoire mais également du langage ont été réalisées à partir de l’observation des patients épileptiques (Milner, 1967 ; 1975 ; Rasmussen & Milner, 1977). Pionnière dans ce domaine, Brenda Milner a convaincu la communauté médicale il y a plus de 50 ans de la nécessité de réaliser un bilan neuropsychologique standard et systématique dans le cadre de la chirurgie de l’épilepsie (Milner, 1958) contribuant ainsi à l’avancée des recherches dans ce domaine.
La neuropsychologie de l’épilepsie a été initiée par les travaux de Brenda Milner à l’Institut Neurologique de Montréal. Ses découvertes fondamentales dans le domaine de la mémoire mais également du langage ont été réalisées à partir de l’observation des patients épileptiques (Milner, 1967 ; 1975 ; Rasmussen & Milner, 1977). Pionnière dans ce domaine, Brenda Milner a convaincu la communauté médicale il y a plus de 50 ans de la nécessité de réaliser un bilan neuropsychologique standard et systématique dans le cadre de la chirurgie de l’épilepsie (Milner, 1958) contribuant ainsi à l’avancée des recherches dans ce domaine.
