Pr Pierre LE COZ : La Loi Huriez a, dès 1988, implanté en région des instances appelées les Comités pour la Protection des Personnes 5CPP°. Ceux-ci ont été récemment réformés et doivent être composés de médecins, d’hommes de Droit, et valider les programmes de recherche scientifique proposés par les équipes de chercheurs.
Ils doivent s’assurer auprès des agences de sécurité sanitaire que les conditions requises sont réunies et que des expérimentations comparables ne se sont pas déjà déroulées en entraînant des risques pour les personnes.
Les programmes de recherche génétique doivent être examinés pour accord par l’agence de biomédecine. Mais cela n’est pas le cas pour les recherches menées sur le cerveau. Pour respecter la Loi, les chercheurs peuvent se retrancher derrière l’argument du bénéfice individuel direct.
Auparavant, si une personne n’était plus en mesure du fait de sa maladie de donner son consentement, l’expérimentateur devait pouvoir prouver le bénéfice direct individuel pour mener son étude. On est maintenant passé de la notion de bénéfice individuel à celui de bénéfice collectif. L’accent est également mis sur les risques encourus.
Le consentement éclairé suppose l’accord d’une personne pour recevoir des soins même si ceux-ci comportent des risques avérés mais qu’ils laissent espérer des résultats dont la collectivité pourrait bénéficier.
Il est nécessaire de bien évaluer les risques potentiels et plausibles et protéger l’individu par rapport à ces risques. La tendance actuelle est d’aller vers la plus grande loyauté mais la loyauté totale si elle est acceptable n’est pas nécessairement souhaitable…
Le fondement éthique de la recherche biomédicale, c’est la notion de solidarité inter-générationnelle.